1 écolo en avesnois

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dimanche 24 janvier 2010

Il faut venir nombreux au Cercle de Silence le 30 janvier 2010, place des Nations, à Maubeuge

CERCLE DE SILENCE

Le CERCLE du SILENCE est une manière, non-violente, de manifester notre refus de la situation qui est faite aux migrants et aux sans-papiers. Notre silence est un appel à tous les citoyens pour dénoncer toutes les violations des DROITS de L’HOMME dont ces hommes, ces femmes et ces enfants sont victimes. Silencieux et bâillonnés, nous sommes solidaires des migrants, des sans-papiers et de leurs soutiens, que l’on interdit de parole et de droits.


Nous vous proposons de nous retrouver

place des Nations (face au jet d’eau), à Maubeuge SAMEDI 30 JANVIER 2010 de 11 h à 12 h,

pour former le CERCLE DE SILENCE

Car :

Nous refusons que chaque jour, des personnes sans papiers soient arrêtées, mises en centres de rétention, expulsées.

Nous refusons que soient appliquées en notre nom, des décisions politiques qui broient des familles, des couples, des individus.

Nous refusons que des hommes, des femmes, des enfants, subissent des traitements inhumains et dégradants.
Le Cercle de Silence de Maubeuge, à l’initiative de la Pastorale des Migrants et de la CIMADE, est composé de membres engagés au sein de diverses associations, mouvements, regroupant tous les courants de pensée, et qui forment le Cercle à titre individuel…
Il appelle chaque citoyen à les rejoindre et à y prendre sa place.

Prochains Cercles de Silence sur Maubeuge

les samedis 27 février, 27 mars, 24 avril, 29 mai, 26 juin 2010, même lieu, même heure.

Contacts :
André DHELIN 06 62 87 49 32
Jean-Marie RAUSENBERGER 06 79 78 10 03

Téléchargez l'invitation originale en cliquant sur la pièce jointe ci dessous

jeudi 17 décembre 2009

Alain Badiou, philosophe

"...Dès que les considérations identitaires sont injectées dans la politique, dans le pouvoir d'Etat, on est dans une logique qu'il faut bien appeler néo-fasciste."

Alain Badiou. - Une discussion organisée par le gouvernement sur « l'identité française » ne peut qu'être la recherche de critère administratifs sur « qui est un bon Français qui ne l'est pas ». Les sérieux juristes du gouvernement Pétain avaient bien travaillé dans ce sens ! Ils avaient montré, avec une science bien calme, que les Juifs et autres métèques n'étaient pas des bons Français...
On peut donc, on doit, être très inquiet de l'initiative Sarkozy-Besson. Quand l'État commence à se soucier d'une légitimité identitaire, on est dans la réaction la plus noire, l'expérience historique le montre. Cette initiative est donc non seulement stupide et incohérente, comme on le voit tous les jours,

mais ''elle s'inscrit aussi dans ce que j'ai appelé le « pétainisme transcendantal » du gouvernement Sarkozy

Dès que les considérations identitaires sont injectées dans la politique, dans le pouvoir d'Etat, on est dans une logique qu'il faut bien appeler néo-fasciste.

Car une définition identitaire de la population se heurte à ceci que toute population, dans le monde contemporain, étant composite, hétérogène et multiforme, la seule réalité de cette identification va être négative. On ne parviendra nullement à identifier ce qu'est la « civilisation française », entité dont j'ignore ce qu'elle signifie, on va juste clairement désigner ceux qui n'en sont pas.

Il y a dans notre pays des millions de gens qui sont ici parfois depuis des décennies, qui ont construit nos routes, nos ponts, nos maisons, qui vivent dans des conditions déplorables, qui ont fait tout ça pour des salaires de misère, et que les gouvernements successifs, depuis trente ans, accablent de lois persécutrices, expulsent, enferment dans des zones de non-droit, contrôlent, empêchent de vivre ici avec leurs familles... Or on sait d'avance que ce sont ces gens qu'on va désigner comme n'étant pas vraiment français. Cette vision politique, est absolument répugnante, et je pèse mes mots.

D'autre part je suis très frappé de voir que les catégories utilisées par Alain Finkielkraut sont celles, très traditionnelles, de la réaction.
L'héritage du passé et le consentement, voilà des catégories totalement passives dont l'unique logique est l'impératif « famille, patrie ». Il s'agit d'un portrait de l'identité française réactif et conservateur. L'héritage de la France c'est un héritage que je suis prêt à assumer quand il s'agit de la Révolution française, de la Commune, de l'universalisme du 18ème siècle, de la Résistance ou de Mai 68.
Mais c'est un héritage que je rejette catégoriquement quand il s'agit, de la Restauration, des Versaillais, des doctrines coloniales et racistes, de Pétain ou de Sarkozy. Il n'y a pas « un » héritage français. Il y a une division constitutive de cet héritage entre ce qui est recevable du point de vue d'un universalisme minimal, et ce qui doit être rejeté précisément parce que ça renvoie en France à l'extrême férocité des classes possédantes et à l'accaparement par une oligarchie d'affairistes, de politiciens, de militaires et de serviteurs médiatiques du motif de « l'identité nationale ».

On parle toujours, notamment Alain Finkielkraut, du sang que les autres, les « totalitaires », comme il dit, ont sur les mains

Mais « l'identité nationale » a donné en la matière les plus formidables exemples. Pour trouver une boucherie aussi dépourvue de tout sens et atroce que celle de 14-18, il faut se lever de bonne heure.

Or elle était strictement articulée sur l'identité nationale, c'est ça qui a fait marcher les gens. Il est très clair que l'identité nationale, référée à une mémoire non divisée et à un consentement héréditaire et familial, n'est que le retour aux catégories fatiguées de la tradition, et ne prépare que la guerre, intérieure contre les « mauvais français », extérieure contre « les autres ». Le débat d'opinion est aujourd'hui entre deux orientations désastreuses : d'un côté l'unanimisme marchand et la commercialisation universelle et de l'autre côté, la crispation identitaire, qui constitue contre cette mondialisation un barrage réactionnaire, et qui plus est totalement inefficace.

extrait d'un article: nouvelobs_logo.gifhttp://bibliobs.nouvelobs.com/20091217/16522/finkielkraut-badiou-le-face-a-face

dimanche 29 novembre 2009

L'Avenir de l'Emploi en Avesnois: les engins de mort ?

La Voix du Nord de Dimanche 29 novembre 2009 nous l'apprend:

.....La commande de 1 200 bombes passée dans le cadre du plan de relance a permis à la SAMP d'embaucher huit personnes au lieu d'en licencier sept. Autre retombée, indirecte : la société expose désormais un peu partout dans le monde et suit notamment de près le marché de l'avion de combat Rafale.

Depuis la visite en mai du ministre de la Défense Hervé Morin, déplacement au cours duquel il annonçait officiellement l'achat de 1 200 corps de bombes pour l'armée française, la SAMP respire. Grâce à cette commande huit emplois ont été créés. « Cinq ingénieurs premier emploi, deux ouvriers tourneurs et une standardiste », précise le PDG Christian Martin. Non sans préciser qu'il y a quelques mois encore, sept licenciements étaient envisagés. Et que « si on a un contrat à l'exportation demain, on peut embaucher entre trois et cinq personnes de plus..... ».

bombardements.jpg
La lutte contre le chômage vient de faire un bond qualitatif en Avesnois. Cela passe par la construction d'engins de mort. La SAMP, usine d'armement s'y emploie en réalisant des bombes vendues à l'exportation ou consommées par l'Armée Française.
Cette industrie immorale par nature prospère sur la mort, sur la guerre.

Une bonne guerre devrait permettre de relancer la production et de développer l'emploi.


Insensé ! Les élus avesnois se vanteront-ils de ce succès ? Il était un temps où certains d'entre-eux réfléchissaient à la reconversion de ces usines de mort .
Et maintenant que disent-ils ?

"Le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l'orage" (Jean Jaurès)